samedi 11 avril 2009

Didier Goo visite le sud

Bon. Avec l’irremplaçable, on a peu forcé l’apéro. On a bu pareil. Elle a bu quatre verres de Chablis. J’ai fini le reste des quatre bouteilles. Ca évite le gaspillage. Les gauchistes écolos (ou alcoolo) peuvent toujours faire des remontrances ! Le développement durable, c’est bien moi. D’ailleurs, il n’y aurait pas durable de picrate ?
 
L’irremplaçable est irremplaçable, mais quand elle prévoit l’apéro, elle a une tendance naturelle à limiter les commandes. De nos jours, que peut-on faire avec quatre bouteilles de pinard ? Pourtant, nous avions bien commencé la soirée. Je lui avais expliqué la tendance néo-occidentaliste chez Goethe.

Pour me montrer qu’elle avait bien compris, elle m’a demandé s’il ne serait pas temps de passer à table pour goûter l’inouï pigeon aux myrtilles dont elle a le secret. La recette est pourtant simple, m’a-t-elle confié. Je crois me rappeler qu’il faut deux étapes, la première étant de cuire les pigeons, la deuxième étant de faire rissoler les myrtilles dans une noix de beurre au sel de Guérande.

C’est important le sel de Guérande. Il faut bien reconnaître qu’une majorité de la population Française ne sait pas de quoi il s’agit et n’hésite pas à cuire les myrtilles dans du « Bridélice » qui est au beurre au seul de Guérande ce que sont les Brigade Mondaine à l’œuvre complète de Georges Sand les jours pairs.

Quand je dis la population Française, je me comprends. Nous avons d’un côté tous les nord-africains (je suis bien obligé de me rendre au politiquement correct) du Kremlin-Bicêtre, les gros noirs (le politiquement correct a des limites) de Villejuif, les Portugais d’Ivry-sur-seine d’un côté et de l’autre tous ces fascisants de la banlieue sud-ouest de Paris.

Vous devriez venir à Levallois-Perret. La population est normale. Le seul Chinois est le buraliste. Il fait bien son métier et vend des cigarettes avec une abnégation qui n’a d’égale que le tortillement du pointu fessier de son épouse qui incite à y entrevoir une certaine ascendance Berrichonne.

Levallois-Perret et ses gens normaux. Le bonheur. Pensez donc ! Notre bon maire bien à l’ouest des Balkans a tout simplement décidé qu’il était impossible d’habiter à Levallois-Perret sans toucher un minimum de 4000 euros par mois sauf quand on est concierge. On pourra toujours l’accuser de tous les maux de la planète, il n’empêche qu’il a éradiqué la pauvreté à Levallois-Perret. Nous pouvons enfin vivre entre gens normaux, grassouillets bourgeois, n’ayant qu’un seul défaut, une petite tendance à l’alcoolisme mondain.

Néanmoins, pour parfaire mon érudition, je n’hésite pas à retrouver le Kremlin-Bicêtre afin de me rafraîchir avec le gros frisé en étudiant ce Monsieur élégant d’une couleur étrange qui me répond « Oui missié » quand je lui demande s’il souhaite reprendre une sympathique consommation. Parfois, parmi nous, une personne d’un âge incontrôlable se joint à nous. Le moment où le gros frisé dit « Tiens ! V’la l’vieux » est émouvant. Il nous montre comment ces classes populaires savent exprimer un respect mérité alors que, moi-même, parfois un peu las, j’aurais tendance à dire : « Merde ! Le vieux Jacques débarque ».
Ah ! L’irremplaçable m’appelle ! Son pigeon aux Myrtilles était parfait. Un seul reproche, néanmoins, mais très léger. Elle n’avait plus de Myrilles et les a remplacées par des écrevisses. Je ne suis pas opposé au changement mais je me demande si sa décision de dernière minute était d’une opportunité à toute épreuve.

Ah ! Elle m’appelle encore. Je crois qu’elle veut que nous discutions de la rénovation de la partie occidentale de notre pavillon de banlieue, acheté en 1995 avec la prime de licenciement que j’ai obtenue en quittant Michelin.

Je vous laisse.

9 commentaires:

manutara a dit…

Mon Dieu Didier! Est-ce bien vous? Toutes ces fautes de français! Mais dans quel état errez-vous!

jeandelaxr a dit…

C pô vré, g rien bu !

Didier Goux a dit…

Manutara : mais non, je ne suis pour rien dans cette pantalonnade, voyons !

Nicolas : le plus drôle, c'est qu'il y a effectivement au moins deux buralistes chinois à Levallois !

Pour le reste, vous surestimez ce bon Balkany : quand on passe devant le lycée Léonard-de-Vinci de Levallois, on remarque plein de “visibles”, exactement comme au Kremlin (bon, un peu moins tout de même, je vous l'accorde...).

Par contre, ça manque de gros noirs.

Monsieur Poireau a dit…

L'écologie du pinard, voilà un vrai combat Monsieur Goo !
:-))

Marine a dit…

"C’est important le sel de Guérande. Il faut bien reconnaître qu’une majorité de la population Française ne sait pas de quoi il s’agit..."
Elle a tort, la majorité! Combattons l'inculture! Le 44 en Bretagne :)

tzatza a dit…

L'illustration est de mauvais goût.
Ce n'est pas le lieu pour cela.

manutara a dit…

Pourquoi ai-je l'impression que si l'auteur avait choisi une page de la Bible pour illustrer son propos, madame Tzatza n'eût point manifesté son indignation avec autant de véhémence.
Ou alors s'agit-il d'une fausse indignation sur un faux blog pour faire comme sur le vrai?

Didier Goux a dit…

On se demande...

Nicolas a dit…

Je ne sais si l'objet de ce blog est d'avoir ce genre de débat, il n'empêche que la question de tzatza est déplacée. Faut toujours vérifier qui a écrit un billet ! Et renifler l'idiote mauvaise parodie...